autant de compétences réunies pour rien... sinon un résistible gauchissement du droit et ne voyez pas là de relations avec la pseudo ouverture de $arkosy... ni une quelconque position politique, juste le rappel de la manipulation apportée au droit pour ne plus lui faire dire la justice...
la CGT renoue avec une vieille tradition qu'on croyait oubliée, c'était au temps où la centrale syndicale était encore liée au parti communiste... au temps où le PC avait encore les outils sur son drapeau... à cette époque là, le PC affrétait des bulldozeurs pour raser les foyers SONACOTRA...
et s'était refait une virginité en racontant plus tard que c'était pour le bien des travailleurs étrangers qui y résidaient pour ne plus qu'ils le soient dans des conditions de précarité et d'inconfort inacceptables, une manière de réécrire l'histoire... qui se réécrit très bien elle même... mais les nervis de la CGT en auxiliaires de police et en supplétifs de l'ordre étatique appliqué contre les travailleurs, ça ç'est neuf... mâme PARISOT dirait même: digne et responsable...
« nul n'est responsable pénalement que de son propre fait » (art. 121-1 du code pénal). et bien , non, ce serait trop simple, mâme chabot...c'est le combientième principe majeur du droit, que ce gouvernement tente de bafouer ?..
Article 1er
L'article 121-1 du code pénal est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Cependant, dans le cas de violences urbaines commises en bande organisée, en cas de difficulté à imputer un dommage grave à un ou des auteurs clairement identifiés, ou quand bien même le ou les auteurs seraient identifiés, la responsabilité pénale collective du groupe peut être retenue, chacun étant alors considéré comme coauteur de l'infraction. »
Article 2
Un décret en Conseil d'État précise les conditions d'application de la présente loi.
tiens, tout à coup , en lisant ça, je pense à ça et je ne peux plus éteindre la petite lampe qui clignote en écrivant dans mon esprit les mots "bande organisée"et la loi qui point...
décidément, je crois que je ne prends pas assez de MP3 ou alors qu'ils ne sont pas assez forts... quand la mémoire nous reviendra t'elle...
mettre des agents de sécurité, des portiques, des grilles, des barreaux, des filets anti-évasion, des uniformes rayés, tondre les enfants : les mettre en prison tout de suite, tuer leur imaginaire, leur capacité d'évasion, de rébellion, les priver de la désobéissance, les réduire au comportement de bétail par la peur... quand une société ne rêve que de punir ses enfants elle est en mauvaise santé... et l'oeuil éteint de la prof, qui regarde la scène comme un fait normal, comme la juste et proportionnée punition à la minuscule incivilité de l'élève... qui ne prend même pas acte des excuses de l'enfant duquel en revanche, est exigé le plus extrême formalisme dans l'expression de la politesse et du respect... le prototype du formateur (qui met au format), en opposition au formateur (qui dispense une formation et permet de se former, prendre forme, se révéler)... ce que ces adultes viennent de graver à jamais dans la tête de cet enfant, ce n'est pas la responsabilisation ou l'autodiscipline, c'est la notion indélébile qu'il est interdit de se faire prendre, à tout prix... et d'ailleurs, souvent au pire des prix : au prix du mensonge, de la fuite, de l'irresponsabilité, de la riposte violente, de l'effacement des témoins, parfois...
comment disent ils, déjà : sanctuariser les lieux d'enseignement... la prochaine étape sera peut être d'en interdire définitivement l'entrée aux enfants...
et ce matin dans siné hebdo, je trouve ça : S.H. : Cela passe peut-être d'abord par une réforme de l'éducation?
I.S. : Qu'est-ce qu'on entend par éducation? La sociologue Anne Querrien a travaillé sur l'école mutuelle", une école de pauvres sous la Restauration qui rassemblait 80 élèves de tous les âges pour un seul instituteur. ridée de base était que lorsqu'on a appris quelque chose, on rapprend à d'autres. Cette école à été fermée pour deux raisons.: d'abord, les enfants apprenaient trop vite, ce qui n'allait pas puisqu'il n'était pas question de les introduire à des savoirs réservés à l'élite, ensuite, ils n'apprenaient pas le respect du savoir, mais plutôt à se faire confiance. Ils ne se définissaient pas comme ignorants en demande de savoirs, mais comme capables d'apprendre et de coopérer dans ce but; chose insupportable du point de vue de l'ordre public. l'école obligatoire a pu réjouir les cœurs mais n'a pas été une grande conquête révolutionnaire. Ça a été une étape décisive pour discipliner le peuple.Et ça l'est toujours, même si aujourd'hui cela ne prend plus.
au fait y a qui au conseil constitutionnel ?... (dedré, giscard, chirac), en trio gagnant... j'imagine assez bien les grimaces de satisfaction de ces trois là, à la simple idée jubilatoire de mettre un discrédit public supplémentaire sur la tête du petit... et la coquinerie néfaste qu'ils ont du déployer...
les sages du conseil constitutionnel ont retoqué l'hadopi en le vidant de toute application des sanctions pour cause d'inconstitutionnalité et violation des droits fondamentaux à exprimer ses opinions : la coupure d'accès internet privant les sanctionnés de ce droit sur un média jugé comme incontournable...
il n'empêche que le cavalier règlementaire qui autorise à fourrer son nez dans nos connexions reste valide; les progrès devront porter sur la transformation de l'IP en données personnelles exploitables et sur les modalités de sanction par la voie judiciaire...
ce qu'on nous décrit là, c'est la politique, pas un complot... de tous temps les "élites" se sont gardé et se garderont des prérogatives spécifiques le découpage des terres pour les pharaons la maitrise du temps pour les empereurs chinois la maitrise des flux actuellement dans nos démocraties... c'est toute l'histoire du féodalisme, rien de plus, pas de révélation, pas de complot supplémentaire...juste une baliverne supplémentaire pour te faire craindre l'irraisonné...